Si je pouvais choisir, je choisirais d'être une autre.
Ma vie n'est qu'amas de malchance, de malheurs le tout combiné d'un calme assommant. Durant toute notre enfance, les adultes n'ont de cesse de nous répéter que la vie est merveilleuse, qu'elle est un cadeau du ciel, un cadeau plein de promesses... Mais comme toutes les promesses, celle-ci à été transcrite.
Nous avons constamment une épée de Damoclès au dessus de la tête, ayant conscience ou non qu'elle puisse tomber à chaque seconde, même le plus parfait des bonheurs ne peut la retenir. La vie n'est qu'un immense couloir sombre et exigu qui nous mène à la mort en nous faisant entrevoir le jour à l'extérieur, mais le laissant toujours hors de notre portée. La vie est sadique. Et nous traversons ce couloir, persuadés de pouvoir en sortir avant d'arriver au bout... mais nous sombrons tous dans le gouffre impitoyable de la mort.
Je refermais mon journal sur ces quelques lignes, espérant les y enfermer, en vain. Mais pourquoi les idées noires avaient-elles envahit mon esprit depuis si longtemps ? Je n'obtiendrais jamais de réponse à cette question...
Depuis que cette bulle de ténèbres s'était refermée autour de moi, la solitude me transperçait de pars en pars. J'étais fuie comme la peste, les gens étaient presque effrayés lorsque je passais à côté d'eux. Mais pourquoi étais-ce moi qui avais hérité de ce destin ? Qu'avais-je donc fait pour le mériter ? Etais-ce une punition ? Mais pour quoi ? Pour me punir d'être née ? Me punir d'exister ?
Oui, c'était surement ca... d'un côté c'était compréhensible, pourquoi une créature telle que moi avait elle été crée ? Non, ce n'était pas volontaire, j'étais une anomalie, juste une erreur dans la chaine de montage...
Tout ce monde qui s'anime autour de moi n'est là que pour me blesser, pour me pousser un peu plus vers le gouffre au bout du tunnel.
Je ne suis qu'un esprit ignorant et faible au milieu d'une course impitoyable pour la lumière...
Chaque lueur que j'ai pus apercevoir durant ma misérable traversée à été bien vite obscurcie par mon entourage, par les gens auxquels je portais de l'affection, qui se sont emparés du peu d'espoir qui me tenait éveillée. Comment les personnes auxquelles vous tenez, celles à qui vous avez tendu la main lorsqu'elles étaient à terre, celles à qui vous avez cédé votre place devant la lumière, pourquoi vous font elles du mal ? Pourquoi sont-elles capables de vous enlever le peu que vous avez ?
L'Homme est impitoyable...
A quoi bon marcher jusqu'au bout lorsque se laisser tomber est plus rapide ? Oui, tomber... tomber encore et encore... puis le néant ; ni chaud, ni froid... ni jour, ni nuit... ni bienfait, ni douleur. Finalement, c'est peut être ca le paradis ?!
Les promesses d'un monde meilleur se tromperaient-elles ? D'écriraient-elles ce que l'on appelle communément Enfer, ou mort ? Oui... c'est surement cela...
Je fermais les yeux, et me laissais tomber en avant, fuyant cette existence pitoyable, abrégeant la longue traversée obscure, pour arriver directement au bord du gouffre, et me laisser tomber, encore, encore... ni joie... ni douleur... ni lumière... ni obscurité... jamais... ni douleur...
Sama-Hell 27/05/09
Ma vie n'est qu'amas de malchance, de malheurs le tout combiné d'un calme assommant. Durant toute notre enfance, les adultes n'ont de cesse de nous répéter que la vie est merveilleuse, qu'elle est un cadeau du ciel, un cadeau plein de promesses... Mais comme toutes les promesses, celle-ci à été transcrite.
Nous avons constamment une épée de Damoclès au dessus de la tête, ayant conscience ou non qu'elle puisse tomber à chaque seconde, même le plus parfait des bonheurs ne peut la retenir. La vie n'est qu'un immense couloir sombre et exigu qui nous mène à la mort en nous faisant entrevoir le jour à l'extérieur, mais le laissant toujours hors de notre portée. La vie est sadique. Et nous traversons ce couloir, persuadés de pouvoir en sortir avant d'arriver au bout... mais nous sombrons tous dans le gouffre impitoyable de la mort.
Je refermais mon journal sur ces quelques lignes, espérant les y enfermer, en vain. Mais pourquoi les idées noires avaient-elles envahit mon esprit depuis si longtemps ? Je n'obtiendrais jamais de réponse à cette question...
Depuis que cette bulle de ténèbres s'était refermée autour de moi, la solitude me transperçait de pars en pars. J'étais fuie comme la peste, les gens étaient presque effrayés lorsque je passais à côté d'eux. Mais pourquoi étais-ce moi qui avais hérité de ce destin ? Qu'avais-je donc fait pour le mériter ? Etais-ce une punition ? Mais pour quoi ? Pour me punir d'être née ? Me punir d'exister ?
Oui, c'était surement ca... d'un côté c'était compréhensible, pourquoi une créature telle que moi avait elle été crée ? Non, ce n'était pas volontaire, j'étais une anomalie, juste une erreur dans la chaine de montage...
Tout ce monde qui s'anime autour de moi n'est là que pour me blesser, pour me pousser un peu plus vers le gouffre au bout du tunnel.
Je ne suis qu'un esprit ignorant et faible au milieu d'une course impitoyable pour la lumière...
Chaque lueur que j'ai pus apercevoir durant ma misérable traversée à été bien vite obscurcie par mon entourage, par les gens auxquels je portais de l'affection, qui se sont emparés du peu d'espoir qui me tenait éveillée. Comment les personnes auxquelles vous tenez, celles à qui vous avez tendu la main lorsqu'elles étaient à terre, celles à qui vous avez cédé votre place devant la lumière, pourquoi vous font elles du mal ? Pourquoi sont-elles capables de vous enlever le peu que vous avez ?
L'Homme est impitoyable...
A quoi bon marcher jusqu'au bout lorsque se laisser tomber est plus rapide ? Oui, tomber... tomber encore et encore... puis le néant ; ni chaud, ni froid... ni jour, ni nuit... ni bienfait, ni douleur. Finalement, c'est peut être ca le paradis ?!
Les promesses d'un monde meilleur se tromperaient-elles ? D'écriraient-elles ce que l'on appelle communément Enfer, ou mort ? Oui... c'est surement cela...
Je fermais les yeux, et me laissais tomber en avant, fuyant cette existence pitoyable, abrégeant la longue traversée obscure, pour arriver directement au bord du gouffre, et me laisser tomber, encore, encore... ni joie... ni douleur... ni lumière... ni obscurité... jamais... ni douleur...
Sama-Hell 27/05/09